Je ne suis pas seul

11 juillet 2008

Le blog Techcunch s’intéresse à un carré de 10 pixels de large.

PS : même si j’avais effectivement remarqué ce détail, non, ce n’est pas moi le lecteur à l’œil affiné !

Écrit par Rémi


Hommage : le retour

9 juillet 2008

Souvenez-vous, il y a un mois, je vous parlais du blog de 37signals, que j’affectionnais particulièrement.

On aurait pu croire que ce petit billet passerait inaperçu. On se serait alors trompé. En voici la preuve.

Jason Fried, fondateur de 37signals, a récemment participé à une conférence. Dans l’audience était présent Mike Rohde, qui a la particularité de prendre des notes très visuelles. Voici une des pages consacrées à l’intervention de Jason Fried.

Merci Jason.

Écrit par Rémi


Hommage

9 juin 2008

Je ne remercierai jamais assez Catharsis de m’avoir poussé à lancer ce blog. Mais je me dois d’être honnête : il y a quelqu’un à qui ce blog doit encore plus : 37signals.

37signals est une entreprise américaine. Anciennement agence de communication, elle a décidé petit à petit d’arrêter de travailler pour des clients, et de faire plancher ses développeurs et ses graphistes sur des projets à elle. Aujourd’hui, elle propose des applications en ligne. Et a construit son modèle économique sur l’attention apportée aux détails. En effet, ses applications sont simples, épurées, mais peaufinées jusque dans les moindres recoins.

Ici aussi, j’aurais des milliers de choses à raconter sur l’impact qu’a eu cette entreprise dans ma vie, mais je me contenterais de vous renvoyer vers le blog de 37signals, rempli d’exemples de l’attention que les fondateurs et salariés portent aux détails.

Écrit par Rémi


Un infime et souriant détail

24 avril 2008

Je suis étrange, peu normal, fou, maniaco-dépressif… enfin bref, ce que vous voulez.

Je m’explique.

La 1ere fois que j’ai franchi la porte de « Details matter », je fus intrigué par une de ces petites choses avec lequel ce blog, justement, fait sa ligne éditoriale. Mais étrangement, pas dans un des articles. Non. Dans la charte graphique du blog…

Je suis à peu près sûr que tout le monde l’a déjà remarqué. Non ? Mais si, faites défiler la page jusqu’en bas et vous l’apercevrez, tout fier de lui et souriant

C’est tout bête, mais je me sens obligé, à chaque passage ici, de le regarder, sourire aux lèvres… Oui, je sens en « lui » une joie d’être un petit smiley si discret, tout simplement.

Par contre, quelle ne fut pas ma déception après un amer (!!) constat : n’est pas un détail propre à « Details matter » mais visible dans les blogs « WordPress » à fond gris.

Pas grave, je continuerais à lui jeter, en toute discrétion, un regard amusé.

Je l’ai dit dans ma première phrase, mais j’essaye de me soigner

Écrit par Rg Prod (http://www.amadroguedouce.blogspot.com/)


Le home run selon Jakob Nielsen

19 mars 2008

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Cela va donner raison à ceux qui pensent que je suis un geek qui ne s’assume pas : je viens de finir un livre de Jakob Nielsen, intitulé « Designing web usability : the practice of simplicity« .

L’objet du livre est d’étudier ce qui rend les sites web plus faciles à utiliser. C’est bardé d’exemples, de captures d’écrans, de résultats d’enquêtes et de comparatifs.

Jakob Nielsen ne parle pas de code, de balises, de fonctions. En évitant de rentrer dans des détails propres à la réalisation technique d’un site web, il délivre des analyses claires, générales et toujours d’actualité – le livre date de 1999 ! Il s’applique à suivre lui-même son omniprésent conseil de simplicité.

Dans le chapitre de conclusion, il synthétise les 7 caractéristiques d’un site efficace. Chacune commence par une lettre ; mises bout à bout, elles forment un acronyme : HOME RUN.

Prévenant, Jakob Nielsen pense aux lecteurs résidant en dehors de l’Amérique du nord qui ne connaissent peut-être pas le mot home run. Il prévoit donc un petit encadré pour le leur expliquer.

À sa place, j’aurais essayé de résumer le principe du home run dans une partie de baseball. Cela m’aurait permis de partager une petite information avec mes lecteurs qui ignoraient ce qu’était un home run. Ainsi, à travers cette anecdote hors-sujet, ils auraient pu comprendre la référence utilisée, et entrer dans la connivence…

Mais je ne suis pas Jakob Nielsen. Conscient que son acronyme est davantage une astuce mnémotechnique qu’une métaphore profonde, Jakob Nielsen se contente d’expliquer qu’un home run, c’est « une bonne chose, quelque chose que l’on cherche à atteindre au baseball » ! C’est tout ! Et il a bien raison : si quelqu’un n’a jamais entendu le mot home run avant, la meilleure des explications ne suffirait pas à rendre l’acronyme facile à retenir.

Ne serait-ce que par cet exemple de pragmatisme et de lucidité mêlées, ce livre aura été sacrément instructif.

Thank you Jakob.

Ecrit par Rémi


Être geek

18 mars 2008

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Depuis que mon orientation professionnelle m’a fait découvrir les joies de la programmation informatique, j’ai toujours senti qu’il me manquerait l’état d’esprit qui ferait de moi un programmeur hors-pair.

Ce constat un peu flou a pris tout son sens lors d’une formation. Pour me permettre de cadrer un peu les maigres connaissances que j’avais acquises sur le tas, mon employeur m’a gentiment octroyé trois jours de formation sur un langage de programmation incontournable sur internet : PHP. La formation avait lieu dans une boîte informatique de renom.

Les conditions étaient idéales : nous n’étions que deux élèves pour un formateur. Royal. Et pourtant, dès le premier jour, j’ai senti que j’allais tirer peu de choses de cette formation. Le hic ? Le formateur était un geek. Un geek adorable, serviable, qualifié, mais un geek. Tendance dur.

Je passe sur le jargon incompréhensible qui a émaillé cette session de formation pour me concentrer sur un détail qui m’a fait mesurer le fossé qui me séparait de ce jeune homme.

Au début de la première journée, alors que nous installons le douzième logiciel censé me faciliter la vie par la suite, nous rencontrons un problème de configuration. Je soupire : j’ai hâte que l’on commence la formation pour de vrai. Mon geek, lui, esquisse ce que je crois – ce que je crains – être un sourire. Il creuse un peu le problème, parvient à contourner l’obstacle, et lance l’application. Mais rien ne fonctionne. Enfin, si, des choses fonctionnent, mais pas du tout comme prévu. Le formateur teste un peu cette version buggée du logiciel, et s’exclame : « Il faut absolument que je montre ça aux autres !« . Et le voilà qui sort du bureau pour ramener des collègues et leur montrer ce bug visiblement inédit.

C’est alors que je comprends ce qui me manque. Je déteste quand l’informatique ne marche pas. Ce qui est exactement le contraire de la joyeuse bande de lurons qui s’agitent devant moi. Pour eux, les échecs deviennent des références communes, des sujets de blagues. Visiblement, la découverte d’un nouveau bug est source de fierté, pas d’énervement.

Depuis, j’en ai pris mon parti. Je ne serais jamais un geek, et tant pis pour mes ambitions d’informaticien. Par contre, sur mon CV, j’ai rajouté une ligne : dans la rubrique « Langues étrangères », en-dessous de l’anglais et de l’italien, j’ai précisé : « Geek : courant ».

Ecrit par Rémi