Trouver ce que l’on ne cherche pas

Pour chercher du boulot, il y a plusieurs méthodes.

  1. Répondre à des annonces.
  2. Envoyer des candidatures spontanées.
  3. Faire fonctionner son réseau.

Pendant des années, mon père m’a bassiné que les méthodes 1 et 2 étaient bien, mais que c’était sur la 3 qu’il fallait miser. Sauf que dans ma tête, « faire fonctionner son réseau » voulait dire « essayer de se faire pistonner pour trouver un poste » ; pas emballant.

Et voilà-t-y pas que cette année, faire fonctionner mon réseau prend du sens. Moi qui suis peu sociable de nature, je rencontre des potes de potes, je revois des personnes perdues de vue, je prends le temps de discuter avec des amis, je creuse des connaissances… ce n’est même pas un fardeau !

Mais ce qui me fascine le plus là-dedans, c’est la surprise. Inévitable.

Tout ce que mon réseau m’apporte est impossible à prévoir, à anticiper. Je trouve systématiquement une information, un conseil, une piste, que je ne cherchais pas.

Et même quand je vais boire un verre avec quelqu’un pour une raison précise, c’est un élément complètement inattendu qui va se révéler intéressant.

  • J’appelle quelqu’un qui travaille dans une boîte qui me plaît ? C’est sa copine qui va se pencher sur mon CV pour me parler d’une autre piste.
  • Je déjeune avec un ami pour qu’il me dise ce qu’il pense d’une nouvelle offre ? C’est sur un projet que j’ai abandonné la veille qu’il me remotive.
  • Je sollicite un professionnel du recrutement pour qu’il juge mon CV ? C’est un avis crucial sur une autre entreprise qu’il m’apporte.

J’ai beau avoir remarqué ce phénomène, je ne parviens toujours pas à deviner ce que va m’amener ce réseau.

[…]

Pour ceux qui sont joueurs : surprenez-moi – mettez un commentaire auquel je ne m’attends pas…

Écrit par Rémi

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11 Responses to Trouver ce que l’on ne cherche pas

  1. Nicobbl dit :

    Alors t’as trouvé le taf’ de tes rêves ? (ou à défaut: un nouveau boulot)

  2. ToNy-James dit :

    Les 3 solutions ne fonctionnent pas chez moi …

    c’est de l’arnaque !

  3. Rémi dit :

    @Nicobbl : je suis sur plusieurs pistes, j’enchaîne les entretiens… Pas l’exercice qui me passionne le plus, mais ça se passe bien… À suivre.

    @T-J : tu cherches quoi comme boulot ?

  4. glinkchoo dit :

    en effet la solution numero 3 est la plus efficace.

  5. Charles Boone dit :

    Le 3 n’est absolument pas du pistonnage. On pistonne quand on offre à qqn un travail qu’il ne mérite pas.

    Tu me parles de ta recherche de poste, je t’informe si j’ai qqch dans mes tuyaux. Au besoin si j’apprends que qqn cherche un profil comme le tien, je lui fais passer tes coordonnées, à charge de revenche…

    Où est le pistonnage dans ce comportement ?

    C’est juste réutilliser les maillons humains et leur redonner leur juste valeur ;-)
    Je conseillais à mes étudiants de conserver les cartes de visites et coordonnées de leurs professeurs, collegués, et les autres pros qu’ils rencontreraient pour se constituer un bon carnet d’adresse. La finalité est d’avoir en cas de besoin le contact spécifique qui pourra vous aider, ou vous faire rebondir dans une recherche.
    Pour que cela fonctionne, il faut faire vivre ce réseau en le gardant en vie. Une petite info, un email, un coup de fil, une carte… c’est pas grand chose et c’est très utile ;-)

  6. Rémi dit :

    Ce n’est pas du pistonnage, effectivement. Mais ce qui me bloquait, c’était de devoir dépendre de quelqu’un. Et encore aujourd’hui, je ressens parfois un certain malaise dans la situation où je suis introduit par quelqu’un. Tout le côté humain / informel / naturel peut fait oublier ce lien qui se crée, ou n’en montrer que les aspects positifs, mais au premier problème, on est vite rappelé qu’on n’engage plus seulement soi dans sa démarche…

    Bon, je sens que je ne suis pas clair, j’arrête là.

  7. zo. dit :

    Je ne suis pas d’accord. Pour moi, la conception numéro trois, d’autant plus quand elle est prolongée avec cette réflexion « Pour que cela fonctionne, il faut faire vivre ce réseau en le gardant en vie. Une petite info, un email, un coup de fil, une carte… c’est pas grand chose et c’est très utile », revient à une conception très utilitariste des gens. C’est la porte ouverte à toutes les hypocrisies, même si on peut nuancer mon propos en me disant qu’on n’est pas obligé de faire vivre les cons dans son réseau et de n’y garder que les gens sympas.

    On me sortait beaucoup cette réflexion de « l’entretien du réseau » quand j’étais en école de journalisme. C’était limite la matière principale, dans le sens où ça revenait tout le temps. Ca m’a écoeuré du métier avant même de le commencer. Ca m’a renforcé dans cette idée que le journalisme était plus aller à la rencontre de son carnet d’adresses que de l’inconnu.

    Moi je trouve quand même que cette logique n° 3 ouvre la porte à pas mal de trucs insidieux. Elle isole un peu plus les isolés pendant qu’elle renforce ceux qui sont déjà dans la « quadrature du cercle ». Elle est noire ou blanche : elle entretient pour certains un cercle vicieux, pour d’autres un cercle vertueux. Et là, je provoque un peu, mais ça me rappelle le fonctionnement de certains groupes d’influences, comme les loges maçonniques, qui ne veulent pas fonctionner en cercle totalement fermé mais qui ne veulent pas non plus s’ouvrir réellement.

    Je sais bien que pour accéder à un travail, la notion d’égalité est assez utopique, mais c’est tout de même dommage de savoir qu’à deux profils égaux, une sympathie pour l’un défavorisera l’autre. OK, quand le métier revient à collaborer directement avec l’embauché, je comprends qu’il soit plus agréable de recruter quelqu’un qui vous est sympathique, c’est totalement humain. M’enfin, quand c’est pour une boite ou les postes sont relativement anonymes, c’est triste d’en arriver là.

    Alors si je suis d’accord que ce n’est pas vraiment du pistonnage, c’est tout de même une logique qui me semble insidieuse… Et l’honnêteté me force à dire que j’ai pourtant parfois eu recours à cette méthode dans ma vie professionnelle. C’est ça ou se faire bouffer, et c’est peut-être ça qui me désole le plus : c’est que même si on n’est pas trop pour ce genre de pratiques, on n’arrive pas toujours à y échapper.

    voilà, j’ai joué mon rebelle, je retourne dans ma caverne numérique :)

  8. Reivax dit :

    Décidemment, j’suis souvent en phase avec toi monsieur zo. ! J’avais la flemme de taper un aussi long pavé pour expliquer ce que j’en pensais sans paraître trop buté mais tu as très bien montrer la logique insidieuse qui me déplait aussi…

    Après, pour revenir sur le fait « d’entretenir son réseau » avec des petits mails ou des petits mots, la seule question à se poser dans ce cas là c’est plutôt : « est-ce que je lui enverrai ce petit mot et que ça me ferait plaisir d’avoir de ses nouvelles si j’étais absolument certain de ne jamais avoir besoin de lui » ? Si c’est juste par intérêt, c’est pas forcément bien méchant en soi et on est bien content quand on en a besoin, mais comme le disait zo. le problème c’est surtout que ça entretient une logique et un climat dans les relations sociales qui au bout du compte engendre des effets assez pervers…

  9. zo. dit :

    D’ailleurs, c’est totalement hors-sujet, mais puisqu’on discute ici vite fait, « chapeau » pour ton blog. Je ne te parle pas tant du contenu, car je dois avouer que je ne le lis pas de manière assidue mais plus compulsive, mais plutôt du « rythme » de post. Je suis abonné au fil rss, et chaque jour un nouveau post tombe !

  10. Reivax dit :

    Ah bah merci mais heureusement que c’est pas le rythme d’écriture en fait, sinon ça deviendrait du productivisme le plus avilissant ;-)

    En fait, c’est des trucs que j’écris depuis environ 7 ou 8 ans. Pour le moment, je les publie sous forme de blog au rythme d’environ un poème par jour mais d’ici quelques mois j’aurais épuisé le stock et ça aura juste vocation à être une vitrine comme un site classique pour lire les recueils en ligne.

    Et pour retomber sur le sujet, y’aurait pas mal de choses à dire sur les blogs et les réseaux aussi ! Le système de renvoyer sur des blogs « amis » (comme myspace d’ailleurs) ça peut être très bien et ça a beaucoup d’avantage mais c’est pas forcément plus « démocratique » qu’un autre média dans le sens où ça isole encore plus ceux qui ont pas de contacts et ça renforce l’audience de ceux qui sont déjà entendus (suffit de voir les blogs des « animateurs-stars » et autres qui s’auto-congratulent et se retrouvent en première page sur les pages d’accueil du Monde, etc…) ça fonctionne en cercle tout ça !

  11. ToNy-James dit :

    @Rémi: laisse tomber, je cherche un taff de « patron » …

    bref, il faudrait inventer une solution n°4 pour moi

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