Les portes de Racoon City

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J’ai toujours détesté me lever tôt. Pourtant, plus jeune, il est arrivé que je programme mon réveil une heure avant l’horaire habituel. C’était en 1998, j’étais collégien, et le jeu vidéo « Resident Evil 2 » venait de sortir. C’est dire s’il était passionnant.

Pour ceux qui ne le savent pas, la saga « Resident Evil » a traumatisé une génération de joueurs de PlayStation. Il reste aujourd’hui encore l’exemple parfait du survival horror, ce genre vidéoludique dans lequel l’objectif est simple : sauver sa peau dans un environnement hostile.

Dans « RE 2 », l’environnement hostile consiste en une armée de zombies et d’autres bestioles mutantes infectées par un virus. Je vous passe les détails du scénario. Rappelons seulement l’un des grands principes de ce survival horror : tuer zombies >> ouvrir porte >> si porte fermée, résoudre énigme et trouver clé pour ouvrir porte et pouvoir tuer nouveaux zombies.

Comme dans tout jeu video, il faut subir, entre chaque séquence de jeu, des temps de « loading », pendant lesquels les décors et autres éléments du jeu se chargent. Dans « RE 2 », ces temps de latence interviennent entre chaque changement de pièce. Les programmateurs du jeu ont eu la bonne idée d’illustrer ces temps par un plan de la porte que l’on vient d’ouvrir : on entend les pas du personnage, puis la porte s’ouvre, sur un fond noir. Et l’on revient alors au jeu.

Ce détail m’a beaucoup marqué parce que pendant ce plan, il arrivait que des éléments sonores se mêlent à l’image. Le son du vent et des couinements si la porte donnait sur l’extérieur d’un bâtiment. Une musique d’accompagnement parfois : selon la tonalité de cette musique, on pouvait deviner si l’on arrivait dans un endroit hospitalier ou qui nécessiterait quelques coups de fusil à pompe en guise de crémaillère. Il me semble même – mais il y a bien longtemps que je n’ai pas rejoué à la saga « Resident Evil » – que l’on entendait parfois le bruissement fourbe de zombies rampants ou la course de dobermans décidés à vous bouffer. Mais je n’en suis même plus certain ; il se peut que j’aie été trop pris par le jeu et que mon cerveau malade ait inventé cela.

Il fallait donc rester constamment sur ses gardes, même pendant les temps de chargement. L’immersion totale. Et des souvenirs inoubliables pour tout « gamer ». Aujourd’hui encore il m’arrive de repenser à tout cela au moment d’ouvrir une porte. A part ça, je vais bien.

Ecrit par Julien

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10 Responses to Les portes de Racoon City

  1. Catharsis dit :

    Note pour moi-même : repenser à des trucs anecdotiques de jeu vidéo et en faire un papier.

    Vraiment bien ton billet Julien, j’avais complétement oublié le principe des portes dans « Resident Evil » (j’ai joué qu’au n°2) mais en la voyant en photo, j’me suis souvenu quelques bons coups de flip’.

  2. Rémi dit :

    J’ai jamais joué à « Resident Evil », mais je me souviens que dans « Doom », le plus flippant, c’était quand j’entendais un bruit et que je ne voyais pas de monstres à l’écran…

  3. Flyoss dit :

    Ralala c’est bien vrai ça, c’est très bien vu ! J’aimais vraiment pas ce moment ou tu t’interroges sur ce que tu vas trouver derrière tout en espérant que ce soit une plante verte …
    Même le bruit de la porte qui se referme était flippant héhé.
    Mais parfois ces portes étaient miraculeuses quand c’était ta seule issue alors que ton électrocardiogramme était quasi plat et que t’avais une horde de zombies (ou pire) aux fesses ! C’était bon tout ça.

  4. Rony dit :

    J’ai moi aussi été traumatisé par Resident Evil, mais le premier du nom pour ma part.

    Je m’en souviendrai toute ma vie je crois, mon grand frère venait d’acheter la playstation, et un de ses amis nous avaient preté 2 jeux, dont RE. Avec un copain, on commence a jouer, la nuit tombait, on était ébahi devant la richesse du jeu et les graphismes de la nouvelles consoles.

    Et donc pour ceux qui s’en souviennent, au début du jeu, on longe un couloir et brusquement, un dobermann surgit et casse la vitre. Je crois que le bond et la panique qu’on a vécu avec mon pote restera jamais gravé dans nos mémoires.

    Un grand moment! Content de voir que je suis pas le seul.

  5. Julien dit :

    Content de voir que ça parle à du monde !

    De Resident Evil 1 je me souviens surtout de la séquence d’intro et du moment, au début du jeu, où on découvre le premier zombie en train de bouffer un cadavre. La façon dont il se retourne lentement… Brrrrr. Mais je l’ai découvert plus tard, et je resterai toujours plus marqué par le 2.

  6. Flyoss dit :

    Puis c’était dans le deux je crois ou il y avait un gros molosse qui passait son temps à nous poursuivre. Juste de le voir à l’écran se mettre à marcher à nos trousses me faisait flipper !
    Le 3 avait repris le même concept mais en mieux. Mais la meilleure ambiance, c’est assurément dans le 2 oué.

  7. Julien dit :

    Au niveau des musiques aussi. Y’a des ambiances incroyables dans Resident Evil 2. Dans la bibliothèque, dans le hall du commissariat… Tu sens qu’ils se sont creusés le cerveau à ce niveau-là, et le résultat est mortel.

    Par contre je me rappelle plus du molosse. Je sens que quand je vais rentrer chez mes parents je vais ressortir la PlayStation 1 lol

  8. Flyoss dit :


    C’était lui le bougre. Enfin tu verras …

  9. […] l’on est dans le registre des petites peurs adolescentes, je me rend compte qu’il y a relativement peu de films qui m’ont vraiment terrorisé. […]

  10. Plan cuisine dit :

    En terme de musique, celle qui m’a fait le plus flipper c’est dans le 1 lorsque qu’on se trouve au sous sol, dans un couloir avec des carrelages blanc marqués de sang….il y a une cuisine également si mes souvenirs sont bons.
    Les 2 sont excellents avec un petit coup de coeur pour le 2 quand même :)

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