Légers travellings dans la série « Six feet under »

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Récemment, j’étais sur le point d’entamer la saison 5 (non, pas celle-là) de la série « Six feet under ». Cette série me touche beaucoup. Derrière un concept choc (le quotidien d’une entreprise familiale de pompe funèbres, avec une mort à chaque début d’épisode), elle cache des thèmes-clé poignants : apprendre à vivre avec l’autre, apprendre à vivre sans… L’amour et la mort, quoi, mais en finesse et en drame.

Par hasard, je tombe sur une interview d’un réalisateur, Bernard Jeanjean, qui cite la série parmi ses influences : « Pour la réalisation de certains plans, j’ai aussi été influencé par la série Six feet under qui utilise de légers travellings, presque invisibles, pour dynamiser certains plans. »

Je n’avais jamais remarqué ce détail – peut-être que seul un réalisateur pouvait le faire, d’ailleurs. Depuis, ça me saute aux yeux. Pour symboliser une sensation de ciel-qui-tombe-sur-la-tête, un procédé cinématographique est souvent utilisé : le travelling compensé. C’est la combinaison d’un zoom avant et d’un travelling arrière (ou l’inverse), qui donne l’impression que le décor se compresse autour du personnage. C’est parfaitement efficace, car on ressent visuellement le vertige simulé.

Dans « Six feet under », pas de travelling compensé. Juste un léger travelling avant, presque imperceptible. C’est un détail technique, mais c’est si juste, tant ça colle aux personnages de la série, trop fragiles pour affronter leurs peurs, trop pudiques pour les partager.

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5 Responses to Légers travellings dans la série « Six feet under »

  1. glorb dit :

    C’est un peu le même principe que l’effet Ken Burns sous mac qui te zoome dézoome très légèrement tes photos. C’est trois fois rien mais ça donne beaucoup de dynamisme à des images figées.

    Bon d’accord c’est pas la même chose.

    Elle était bien cette série quand même. Saison 3 un peu niante niante dan smes souvenirs, mais l’épisode (je ne me souviens pas du tout dans quelle saison c’était) entièrement centré sur David passant, hmm, une mauvaise journée était vraiment génial.

  2. Rémi dit :

    Je pense voir l’effet auquel tu fais allusion, et si, c’est un peu le même principe… Mais c’est encore plus léger dans la série.

    La saison 3 gnan-gnante ? As-tu une pierre tombale à la place du coeur ?

  3. glorb dit :

    je m’excuse, sorti de dexter, oui la saison 3 était gnangnante. Plus centrée sur les sentiments, au point d’en oublier leurs métiers. Ca s’est rééquilibré par la suite.

    saison 4 l’épisode fabuleux avec David (pas encore serial killer) en mauvaise posture.

  4. Xavier dit :

    Je me souviens plus si c’était la saison 3 ou la saison 4, mais j’ai trouvé aussi que vers le milieu de la série c’était un peu plus creux, un peu plus superficiel (ou alors c’est juste que ça me parlait moins…)

    De toute façon, je regardais quasiment la série juste pour le personnage de Nate (et sa relation avec Brenda).

  5. Rémi dit :

    A part le personnage de Claire qui, à force de cumuler une fin d’adolescence difficile, une sensibilité à fleur de peau et une ambition artistique dévorante, finit par agacer, j’ai trouvé les saisons 3 et 4 impeccables. Le deuil de Nate, l’évolution de la relation entre David et Keith, les méandres de Ruth…

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